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Les sites archéologiques en Tunisie

 
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Les sites archéologiques en Tunisie
Les sites archéologiques en Tunisie
Les sites archéologiques en Tunisie

Les vistiges archéologiques de la Tunisie

La Tunisie offre une sélection de son patrimoine culturel qui témoigne des liens solides qu'elle n'a cessé d'entretenir avec la Méditerranée et, à travers elle, avec tous les peuples de la Terre.

Les ouvres archéologiques exposées dans les différents sites en Tunisie renvoient à l'histoire de prestigieuses cités. De nombreux témoignages archéologiques, iconographiques, littéraires, et bien d'autres joyaux de l'imaginaire autorisent la Tunisie à se proclamer terre de rencontres et de civilisation.

L'archéologie raconte la Tunisie, c'est à dire son histoire, ses apports à la civilisation méditerranéenne et pourtant universelle, ses ambitions et sa volonté d'être elle même, hospitalière et tolérante.

Les sites archéologiques en Tunisie

Uthina
L’antique cité d’Uthina se situe à une trentaine de kilomètres au sud de la capitale, à l’endroit dit Oudhna, au faîte d’une éminence qui domine les principales voies d’accès à Carthage venant du sud et de l’ouest du pays. Sa fondation semble remonter à l’époque libyque (ou berbère) comme en atteste sa toponymie. Au gré des fluctuations de l’Histoire, elle a été punicisée puis romanisée, avant les deux brèves tutelles vandale et byzantine – près d’un siècle chacune préludes à un déclin définitif après la conquête arabe au VIIe siècle.

Le site archéologique de Mactaris
Le site archéologique de Mactaris jouxte la ville de Makthar qui en est, en quelque sorte, une excroissance tardive, d’époque coloniale, comme en témoignent quelques bâtisses (à l'exemple du siège de la délégation) ou demeures aux toits inclinés recouverts de tuiles rouges.

Néapolis
Aujourd’hui intégré dans le tissu urbain de la ville de Nabeul, du côté de la zone touristique, le site antique de Néapolis a été fortuitement découvert en 1965 lors de travaux de terrassements. Des fouilles de sauvetage ont permis de découvrir un ensemble unique en son genre : une véritable installation industrielle d’époque romaine de fabrication du garum et de salaison de poisson. On est manifestement en présence de restes d’une entreprise de fabrication à grande échelle de ce fameux condiment si apprécié des Romains et dont une grande partie devait être destinée à l’exportation vers d’autres pays méditerranéens où les Romains en ont diffusé l’usage. Il s’agit de grands bassins où les entrailles des poissons et le fretin étaient mis à macérer pour produire une sauce proche du nuoc mam asiatique. On peut y avoir les restes de rangées de poissons, salés ceux-là en vue de leur conservation pour une longue durée.

Chemtou

A peine 16 km séparent Chemtou de Bulla Régia. Ici comme là bas, nous sommes au cœur du pays numide.

L’antique Simitthu était surtout connue pour ses carrières de marbre jaune et rose, le fameux gialo numidicum qui entrait dans la décoration de tous les édifices de prestige (temples, palais, riches demeures…) à travers l’espace méditerranéen antique. Et l’exploitation de cette richesse a engendré l’émergence puis l’épanouissement d’une cité dont subsistent les monuments (villas, basilique judiciaire, théâtre, aqueduc, pont, etc) qui constituent aujourd’hui la partie visible d’un patrimoine dont l’essentiel reste à découvrir.

Thuburbo Majus
L’initiale « t » du toponyme atteste de l’origine libyque de la cité, mais l’époque de sa fondation est inconnue. On sait seulement qu’elle se rangea, lors des guerres puniques, du côté de Carthage contre Rome et que cela lui valut plus tard un lourd tribut. En 27 avant J-C., Octave Auguste installa dans son voisinage une colonie de vétérans italiens aux côtés des autochtones. Ce n’est qu’en 188 que les deux cités jumelles fusionnèrent et que la ville entra dans une ère de grande prospérité, se dotant de somptueux monuments publics et de superbes demeures.

Le site archéologique de Kerkouane
C’est l’un des sites archéologiques les plus précieux de Tunisie, car l’unique, jusqu’à nos jours, dont la fondation remonte à l’époque punique – peut-être au VIe siècle av. J-C. – et que les Romains n’ont pas reconstruit après l'annexion de l'Afrique à l'empire romain, nous léguant ainsi un espace urbain, celui d’une petite cité qui n’a pas encore été identifiée, typiquement punique.

Le site de Sidi Khélifa (Pheradi Majus)
Sidi Khélifa est un bourg rural implanté autour du mausolée du saint patron éponyme qui l’a fondé au XIXe siècle. Ce bourg a fait, au milieu des années 80, l’objet d’une expérience originale : une extension selon les techniques architecturales ancestrales et exclusivement avec les matériaux locaux.

Dougga
Dougga, ou Thugga, est assurément le site archéologique le plus prestigieux de Tunisie. Plusieurs facteurs concourent à lui conférer une place à part dans le panorama archéologique tunisien : son emplacement sur un éperon dominant la riche vallée de la Mejerdah (Thugga, en langue libyque, signifie verdure), l’étendue du site qui s’étale sur plusieurs dizaines d’hectares et qui couvre plusieurs ères historiques, l’écrin de végétation – en particulier cette forêt d’oliviers plusieurs fois centenaires – qui l’entoure et, bien entendu, l’excellent état de conservation de la plupart des monuments qui le composent dont certains, tels le capitole ou le théâtre, ont été « remis sur pied » au cours d’une campagne menée au lendemain de la première guerre mondiale par des prisonniers de guerre.

Amphithéâtre d’El Jem
C’est le monument romain d’Afrique du Nord, de loin le plus imposant, sa silhouette ronde et massive s’élève dans une plaine plate et désertique qui le laisse voir à très longue distance, et cela, d’autant plus facilement que la localité qui s’est développée autour de l’édifice a évité les constructions en hauteur.

Gightis
Ce site antique se situe dans le sud-est du pays, en bordure du golfe de Boughrara qui forme, avec la complicité de l’île de Djerba, une véritable mer intérieure propice à la pêche, mais aussi aux échanges avec le reste de la Méditerranée.