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3-09-2010
   
     
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Les monuments antiques de la Tunisie

 
Accueil > Galeries d'art en Tunisie
   
Amphithéatre d'Eljem Tunisie
Grottes d'El Haouaria Tunisie
Thèrmes de Carthage en Tunisie

L'histoire de la Tunisie de l'époque antique

L’entrée de la Tunisie dans l’histoire se fait par l’expansion d’une cité issue d’une colonisation proche-orientale.

La Tunisie accueille progressivement une série de comptoirs phéniciens comme bien d’autres régions méditerranéennes. Le premier comptoir selon la tradition est celui d’Utique, qui date de 1101 av. J.-C. En 814 av. J.-C., des colons phéniciens venus de Tyr fondent la ville de Carthage.

D’après la légende, c’est la reine Élyssa (Didon pour les Romains), sœur du roi de Tyr Pygmalion, qui est à l’origine de la cité.

Ouverte sur la mer, Carthage est également ouverte structurellement sur l’extérieur. Un siècle et demi après la fondation de la ville, les Carthaginois ou Puniques étendent leur emprise sur le bassin occidental de la mer Méditerranée. Cette présence prend diverses formes, y compris celle de la colonisation, mais reste d’abord commerciale (comptoirs de commerce, signature de traités, etc.).

La mutation vers un empire plus terrestre se heurte aux Grecs de Sicile puis à la puissance montante de Rome et de ses alliés massaliotes, campaniens ou italiotes. Le cœur carthaginois qu’est la Tunisie, à la veille des guerres puniques, possède une capacité de production agricole supérieure à celle de Rome et de ses alliés réunis, et son exploitation fait l’admiration des Romains.

Amphithéâtre d'El Jem La lutte entre Rome et Carthage prend de l’ampleur avec l’essor des deux cités : ce sont les trois guerres puniques, qui faillirent voir la prise de Rome mais se conclurent par la destruction de Carthage, en 146 av. J.-C., après un siège de trois ans.

À l’issue de la Troisième Guerre punique, Rome s’installe sur les décombres de la ville. La fin des guerres puniques marque l’établissement de la province romaine d’Afrique dont Utique devient la première capitale, même si le site de Carthage s’impose à nouveau par ses avantages et redevient capitale en 14. En 44 av. J.-C., Jules César décide d’y fonder une colonie romaine, la Colonia Julia Carthago, mais il faudra attendre quelques décennies pour qu’Auguste lance les travaux de la cité.

Mosaïque d’Amphitrite à Bulla Regia La région connaît alors une période de prospérité où l’Afrique devient pour Rome un fournisseur essentiel de productions agricoles, comme le blé et l’huile d'olive, grâce aux plantations d’oliviers chères aux Carthaginois.

La province se couvre d’un dense réseau de cités romanisées dont les vestiges encore visibles à l’heure actuelle demeurent impressionnants : il suffit de mentionner les sites de Dougga (antique Thugga), Sbeïtla (Sufetula), Bulla Regia, El Jem (Thysdrus) ou Thuburbo Majus.

Partie intégrante de la République puis de l’Empire avec la Numidie, la Tunisie devient pendant six siècles le siège d’une civilisation romano-africaine d’une exceptionnelle richesse, fidèle à sa vocation de « carrefour du monde antique ». La Tunisie est alors le creuset de l’art de la mosaïque, qui s’y distingue par son originalité et ses innovations.

Concurrents des dieux romains, des dieux indigènes apparaissent sur des frises d’époque impériale, et le culte de certaines divinités, Saturne et Caelestis, s’inscrit dans la continuité du culte voué par les Puniques à Ba'al Hammon et à sa parèdre Tanit. Le « carrefour du monde antique » voit aussi l’installation précoce de communautés juives et, dans le sillage de celles-ci, des premières communautés chrétiennes.

L’apogée du IIe et du début du IIIe siècles ne va toutefois pas sans heurts, la province connaissant de graves crises au IIIe siècle av. J.-C. : les provinces sont pillées et subissent les affrontements entre usurpateurs au début du IVe siècle. Au cours de ce premier siècle de christianisme officiel, devenu religion d'État en 313, la province recouvre une prospérité que révèlent les vestiges archéologiques, provenant tant de constructions publiques que d’habitations privées.

Les monuments de l'époque antiques

Le théâtre romain de Carthage

C’est un édifice de dimensions imposantes dont la capacité d’accueil est supérieure à 10.000 spectateurs.

Construit au milieu du second siècle, il a la particularité de s’adosser à une colline, sans s’appuyer sur elle. En effet, ses gradins reposent sur un système complexe de voûtes qui le mettent à l’abri des mouvements du terrain.

Outre les représentations théâtrales, cet espace accueillait diverses manifestations littéraires et le célèbre Apulée y déclama maintes œuvres.

Les grottes d’El Haouaria

Elles se situent à 2 km du village d’El Haouaria, en bord de mer, non loin du «véritable Cap-Bon», ce «doigt» pointé vers l’Europe et qui dessine la bordure sud du Détroit de Sicile par où passe l’essentiel de la navigation en Méditerranée.

Ce sont des carrières de pierre gréseuse exploitée dès l’époque punique aux VIIe et VIe siècles avant J.C., mais plus intensément à l’époque romaine. Cette pierre entrait, dans l’Antiquité, dans la construction des villes du littoral et de leurs principaux monuments, en particulier, la capitale : Carthage.

Le Tophet de Carthage
Situé dans le voisinage immédiat des ports puniques, le tophet est un enclos sacré dans lequel les Puniques procédaient à des sacrifices en l’honneur des divinités protectrices de Carthage, Baâl Hammon et Tanit. Longtemps a prévalu l’idée, aujourd’hui contestée par certains spécialistes, que les sacrifiés étaient des enfants immolés en actes de rachat ou de grâces. Et le site a effectivement livré, dans ses strates les plus profondes, les plus anciennes, des urnes contenant des cendres d’enfants. Dans les couches supérieures de ce « funerarium », les récipients (urnes ou mini-sarcophages en pierre), contiennent des ossements d’animaux.

Les villas romaines de Carthage
Il s’agit d’un quartier qui regroupe le plus grand nombre de vestiges d’habitations patriciennes mises au jour dans l’antique métropole. Si le tracé, très net et souligné par le trait puissant d’une portion de rue pavée, donne une idée précise de l’aménagement topographique d’une cité romaine, les vestiges subsistants ne donnent qu’une vague idée de l’agrément et du luxe de ces résidences qui s’étageaient en pente douce jusqu’au bord de mer.

Les Catacombes de Sousse

Véritable nécropole aménagée en sous-sol vers la fin du premier siècle par les chrétiens pour y inhumer leurs morts aux temps de la persécution, les catacombes de Sousse se présentent sous forme de galeries qui s’étendaient sur 5 kilomètres et qui ne contiendraient pas moins de 15.000 sépultures.

Le « parc » des thermes d’Antonin
C’est l’ensemble le plus imposant et le plus riche du site archéologique de Carthage. Il se compose des thermes proprement dits, situés en bord de mer, non loin d’anciennes installations portuaires et, dans la direction opposée, de jardins renfermant des vestiges remontant à diverses époques de l’Antiquité.

Quartier Magon
Le quartier Magon : situé en bord de mer, à peu de distance au sud des célèbres thermes d’Antonin, le terrain était le dernier qui avait échappé a l’urbanisation.
Les fouilles qui y ont été menées ont permis la mise au jour  de la seule partie visible des remparts de Carthage, datant de la fin du VIe ou du début du Ve siècle avant J.-C., avec ses blocs de fondation dont un seul pèse plus de 13 tonnes, ainsi que les traces d’une poterne à côté du premier bastion et des casemates ajoutées au Ive siècle avant J.-C.

L’amphithéâtre romain de Carthage
Construit au Ier siècle ap. J-C. à l’extérieur de la cité, l’amphithéâtre de Carthage était considéré comme l’un des plus grands de l’empire romain. Les descriptions qu’en firent les chroniqueurs du Moyen-age nous parlent d’imposantes structures et d’altières arcades.