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3-09-2010
   
     
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Monuments Islamiques en Tunisie  
Accueil > Monuments Islamiques en Tunise
   
Mosquée Zitouna Tunis
Mosquée Sidi Maehrez Tunis
Mosquee Okba Kairouan

Des villes à l'architecture musulmane en Tunisie

La conquête par les Arabes musulmans est l'événement historique qui a le plus profondément marqué le paysage architectural de la Tunisie.

Aujourd'hui encore, on retrouve dans les grandes villes tunisiennes les éléments classiques de la construction et l'organisation des villes islamiques : une mosquée au centre, autour, des souks disposés en cercles concentriques, des zaouïa (confrérie et centre d'enseignement religieux), des maisons de style mauresque. Même si de nouveaux quartiers de style européen sont apparus à la périphérie, les centres-villes ont conservé ce visage-là.

Les médinas
ou vieille ville de Tunis et Sousse sont de superbes exemples à ne pas manquer. La médina d'Hammamet et celle de Tozeur sont beaucoup plus modestes mais restent charmantes à visiter.

Pour approfondir votre découverte de l'architecture arabo-musulmane, rendez-vous à Kairouan, la première ville islamique fondée en Tunisie. Sa Grande Mosquée est le plus bel édifice religieux de Tunisie.

Compte tenu de sa situation sur la Méditerranée, la Tunisie a essuyé de nombreuses invasions ou tentatives d'invasion par la mer. Les villes du Sahel avaient mis au point un système défensif basé sur des ribats, des édifices fortifiés habités par des moines-soldats. Certains de ces ribats, qui émaillaient la côte est, sont encore visibles de nos jours.

Le ribat de Monastir est considéré comme le plus beau du pays.

Djerba a également connu une histoire mouvementée qui lui a conféré un patrimoine architectural original, mélange d'influences romaine, musulmane et juive.

Enfin, on ne peut parler de patrimoine culturel tunisien sans évoquer les magnifiques sites archéologiques datant de l'époque punique et de l'Africa Proconsularis, l'ancienne Tunisie romaine.

Carthage est bien sûr le site le plus important.

Les Monuments Islamiques en Tunisie

La kasbah de Sfax
Pour simplifier, une kasbah est une résidence officielle fortifiée, souvent défendue par des gens en armes. Elle peut-être celle du souverain (par exemple la kasbah de Tunis, aujourd’hui en grande partie disparue), ou celle du représentant du pouvoir en province. Par extension, ce mot a fini par désigner le quartier jouxtant cet édifice.

Borj el Kébir Mahdia
Ce borj, encore appelé Kasbah, est une forteresse qui a été érigée à la fin du XVIe siècle à l’emplacement d’un ancien palais fatimide et est considéré comme l’un des plus beaux spécimens de l’architecture militaire ottomane.

Le Ribat de Sousse

C’est l’un des plus beaux et des mieux conservés du chapelet de «fortesses –couvents» qui s’égrenaient le long du littoral nord-africain pour, à la fois, servir de boucliers contre les assaillants venus d’outre-mer et de lieu de retraite spirituelle.

Le Ribat de Sousse a été érigé à la fin du VIIIe siècle. Son style architectural s’inspire largement de celui mis en œuvre par les Byzantins, devanciers des conquérants arabes en terre africaine. Au demeurant, les matériaux d’origine antique entrent largement dans la construction de l’édifice.

La Grande Mosquée de Sousse
Edifiée au début du IX e siècle, remaniée et agrandie au cours des Xe et XVIIe siècle, elle jouxte le ribat, dont elle a hérité l’aspect fortifié avec un mur d’enceinte crénelé et flanqué de deux tours de guet faisant face au rivage d’où pouvaient surgir des assaillants venus d’outre-mer.

Mausolée de Sidi Abid al-Ghariani

Il s’agit du local où vécut et enseigna un saint personnage : Sidi Abid, et où il a été enterré, à sa mort en 1386.

Ce monument, situé au cœur de la vieille ville de Kairouan, se présente sous forme de trois ensembles d’édifices :

- le mausolée lui-même, abritant le tombeau de Sidi Abid dans la plus belle pièce de ce monument et dont les murs ont été revêtus de beaux carreaux de faïence, de panneaux de stuc sculpté et dont le plafond est en bois ouvragé et peint ;

- l’oratoire et la cour dallée de marbre figurant des motifs géométriques et flanquée de deux étages de galeries ;

- la médersa, où était dispensé un enseignement religieux à des étudiants qui résidaient sur place ; là se situe également la salle d’ablutions rituelles.

La Grande Mosquée de Kairouan

C’est, incontestablement, le plus ancien édifice religieux islamique érigé dans l’Occident musulman.

C’était en 670, lors de la première campagne en vue de l’annexion de l’Ifriqiya à l’empire musulman naissant. Après avoir choisi, à la lisière des contreforts montagneux du nord du pays, l’emplacement du «cantonnement» - al qayrawân - dans lequel il installa ses troupes dans la foulée d’une première offensive victorieuse, le général Okba Ibn Nafaa s’empressa d’y ériger un siège pour le gouvernement de la province ifriqiyenne et un oratoire en briques crues qui, au IXe siècle, après plusieurs réaménagements et à quelques détails près, se présentera sous l’apparence que nous connaissons aujourd’hui à la Grande Mosquée.

Tourbet el Bey Tunis

C’est la nécropole des princes régnants de la dynastie husseinite et de leurs familles. Cette dynastie a gouverné la Tunisie de 1705 à 1957.

Le monument date de la deuxième moitié du XVIIIe siècle. Imposant, de forme quadrangulaire irrégulière, il est percé sur le côté extérieur de fenêtres rectangulaires. Sa terrasse a été ornée de coupoles dont les principales ont été recouvertes de tuiles vertes rondes en forme d’écailles.

Le mausolée d’Abou Zamaâ al-Balawi
C’est l’un des endroits les plus vénérés à Kairouan, car il abrite les restes de l’un des compagnons du Prophète, Abou Zamaâ al-Balawi, venu en Ifriqiya en l’an 34 de l’hégire (654 J.C), soit seulement une vingtaine d’années après la mort du Prophète dont il disait avoir conservé 3 poils de sa barbe, relique avec laquelle il a demandé à être enterré après sa mort.

La mosquée Fadhloun

C’est l’un des monuments les plus curieux, les plus étonnants, non seulement de l’île de Djerba, mais de tout le patrimoine architectural ancien de Tunisie.

Vu de loin, dans sa «campagne» djerbienne, il présente l’apparence de l’harmonie des édifices religieux de l’île. De plus près, on est surpris par les dispositions et la «désarticulation» d’un ensemble duquel émane cependant une transcendance qui subjugue le visiteur.

Fort de Kélibia
Cette citadelle a été construite au sommet d’un promontoire rocheux haut de 150 m qui domine le large sur le flanc nord – est du Cap Bon.
Dans ses parties les plus anciennes, cette forteresse comporte des composantes romaines, mais l’essentiel de l’ouvrage a probablement été érigé vers le VXIe siècle. Il a, par la suite, subi plusieurs réaménagements.

Le Ribat de Monastir

C’est le plus ancien et le plus important des ouvrages défensifs érigés le long du littoral maghrébin par les conquérants arabes, à l’aube de l’Islam.

Fondé en 796, cet édifice a subi, durant la période médiévale, plusieurs réaménagements. Initialement en forme de quadrilatère, il se trouve constitué de quatre corps de bâtiments donnant sur deux cours intérieures.

Borj Ghazi Mustapha Djerba
Jouxtant le port de pêche d’Houmt Souk, chef-lieu de l’île de Djerba, cet imposant ouvrage défensif a été édifié en 1289 par Roger de Loria, amiral d’Aragon et de Sicile, sur l’emplacement d’une place forte romaine dont les vestiges ont été réemployés dans la construction de l’ouvrage. Celui-ci a été réaménagé au XVe, renforcé en 1557 par Dragut et figé dans sa configuration actuelle par une garnison espagnole de 6000 soldats venus, en 1560, chasser de l’île les corsaires turcs, avant d’être exterminés la même année par le corsaire turc.

Le fort de Hammamet

C’est l’une des multiples fortifications qui s’égrènent tout le long de la côte tunisienne, ouvrages militaires qui servaient à la défense du littoral. Le borj
– bastion – a été érigé en l’an 893. Vers 1463, il a été considérablement agrandi pour servir également de résidence au gouverneur de la ville.

A la fin du XVIe siècle, il a fait l’objet d’importants réaménagements destinés à l’adapter aux armes à feu. Le monument a été transformé en caserne après l’instauration du protectorat français sur la Tunisie en 1881.

La mosquée Ezzitouna

C’est le nombril de la ville de Tunis, le noyau autour duquel s’est développé la ville telle que nous la connaissons aujourd’hui.

On dit qu’à l’origine il y avait là la retraite d’un moine chrétien et qu’à proximité de cette retraite il y avait un olivier, d’où l’appellation du sanctuaire : jemaâ ez Zitouna ou mosquée de l’Olivier. La fondation de celle-ci est très exactement datée : l’an 732 de l’ère chrétienne ; mais la mosquée a été reconstruite au milieu du IXe siècle. Depuis, elle a connu plusieurs réaménagements, chaque dynastie tenant à améliorer l’esthétique ou le fonctionnement de ce que d’aucuns considèrent comme la première université islamique, et la dernière intervention en date remonte au XIXe siècle avec le remodelage du minaret, haut de 44 mètres.

Les bassins des Aghlabides Kairouan
Erigée dans une zone steppique semi-aride, la ville de Kairouan ne disposait, à sa création, que de très maigres ressources en eau potable. Ainsi, dès les débuts, la ville était-elle hantée par les préoccupations découlant de ce déficit. Et l’histoire a retenu un temoignage remontant aux années 734-741 dans lequel le calife de Damas ordonnait à son gouverneur à Kairouan l’aménagement d’une quinzaine de réservoirs d’eau dans les environs pour l’approvisionnement de la population en eau potable.

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