Flore tunisienne très dense

Tout comme la faune, la flore tunisienne répond aux exigences de la diversité géographique du pays. La latitude, l’altitude, les vents et surtout l’influence de la Méditerranée sont des facteurs qui jouent considérablement sur le développement de la végétation. Or, la végétation du pays est majoritairement de type xérophile, c’est-à-dire qu’elle s’adapte aux milieux secs.

Tout comme la faune, la flore tunisienne répond aux exigences de la diversité géographique du pays. La latitude, l’altitude, les vents et surtout l’influence de la Méditerranée sont des facteurs qui jouent considérablement sur le développement de la végétation. Or, la végétation du pays est majoritairement de type xérophile, c’est-à-dire qu’elle s’adapte aux milieux secs.

Il n’est donc pas surprenant qu’en partant du nord du pays, la végétation se raréfie au fur et à mesure que l’on descend vers le sud, pour presque complètement disparaître une fois le désert atteint.
Toutes régions confondues, la flore tunisienne se compose de quelque 2 200 espèces végétales, de 307 espèces de plantes rares, dont 99 extrêmement rares, et, de 7 autres ayant la Tunisie pour seul habitat. Les forêts naturelles, excluant le reboisement, couvrent quelque de 368 000 ha, auxquels il faut ajouter environ 275 000 ha de maquis et de garrigues, et plus de 400 000 ha de zones alfatières.

Comme on l’a vu précédemment, le nord de la Tunisie profite d’un climat méditerranéen et reçoit infiniment plus de précipitations que les autres régions. Ainsi, il n’est guère étonnant d’y observer d’importantes forêts de chênes-lièges et des sous-bois relativement denses. Ailleurs, on remarquera des chênes verts et surtout des forêts claires, parsemées d’innombrables pins d’Alep qui y ont trouvé un sol à leur mesure.

Il est dit que le pin d’Alep s’est magnifiquement adapté au climat des montagnes de la Tunisie, contrairement aux montagnes de l’Algérie et du Maroc, où le chêne vert demeure roi.
Plus à l’est, la péninsule du Cap Bon abrite encore des forêts de chênes Kermès, bien qu’une grande partie des collines, où la terre est des plus fertiles, servent davantage à la culture de la vigne, du blé, de l’olive ainsi que de nombreux fruits et légumes.

Le long de l’oued Mejerda, principal cours d’eau du pays, la vallée du même nom bénéficie d’une situation favorable aux portes de Tunis, et l’agriculture y tient une place prépondérante.

Au sud de la Dorsale, le monde de la steppe (haute et basse) est déjà dépourvu de forêts, bien que quelques pins et genévriers se rencontrent encore sur les plus hauts sommets. Les plaines et les vallées, régulièrement balayées par des vents très chauds et secs, ne présentent plus comme paysage végétal que des plantes herbacées telles que l’alfa, le sparte, la passerine et l’armoise. Après le passage des pluies, certaines régions se transforment en pâturages pour quelque temps seulement.

En bordure du désert, les oasis constituent de véritables petits bijoux végétaux où le palmier dattier occupe une grande place. Mais en plus de la récolte d’une grande quantité de dattes, dont les fameuses deglet nour, s’y développe une culture maraîchère, essentielle à la vie des habitants de ces oasis. Le Sahara tunisien, quant à lui, n’arbore plus que quelques plantes rabougries et éparpillées.

Enfin, la présence de plantes comme l’eucalyptus, le faux poivrier, le figuier de Barbarie et autres cactées, très nombreuses dans le pays, résulte des activités liées à l’importation. De plus, dans les régions les plus touristiques (Djerba, Sousse et Hammamet), certains hôtels et belles demeures possèdent des aménagements paysagers qui s’avèrent de purs délices pour les yeux.