Région du Centre

Au sud de la Dorsale, on pénètre dans la Tunisie centrale, et le paysage qu’elle nous offre change considérablement. Les chaînes de montagnes cèdent leur place aux vastes plaines composées d’une terre désormais sablonneuse. Ces grandes plaines incultes, à la végétation pauvre et au climat sec et aride du désert tout près, sont dénommées «steppes».

Au sud de la Dorsale, on pénètre dans la Tunisie centrale, et le paysage qu’elle nous offre change considérablement. Les chaînes de montagnes cèdent leur place aux vastes plaines composées d’une terre désormais sablonneuse. Ces grandes plaines incultes, à la végétation pauvre et au climat sec et aride du désert tout près, sont dénommées «steppes».

La haute steppe, située à l’ouest de la Tunisie centrale, est formée de plaines dont l’altitude varie entre 300 m et 800 m ainsi que de quelques montagnes éparses. Le climat y est très rude, mais il permet la croissance de l’alfa, une plante herbacée qui sert entre autres à la fabrication du papier. Des tentatives d’arboriculture témoignent, çà et là, des difficultés de l’être humain à survivre dans cette zone intermédiaire entre le sud et le nord.

La basse steppe, quant à elle, s’étend des plaines du Tell au golfe de Gabès, des montagnes à la Méditerranée. Basse en raison des rares collines que l’on y trouve, cette région se caractérise par un faible écoulement des eaux qui n’atteignent pas la Méditerranée. Cet écoulement se transforme en sebkhas, sortes d’étendues marécageuses que l’on trouve au fond des cuvettes. Lorsque l’irrigation est possible, la céréaliculture peut s’y développer. Lorsque la basse steppe rejoint la Méditerranée, le climat devient plus humide grâce aux brises marines. La basse steppe y prend alors
le nom de Sahel, de l’arabe sahil, mot signifiant «rivage» ou «littoral».

Le Sahel demeure sans contredit le pays de l’olivier, qui a la particularité de pouvoir survivre à de longues périodes de sécheresse. D’ailleurs, il fut un temps où les Romains comprirent l’importance d’occuper cette région stratégique en y faisant prospérer l’oléiculture. Lors du Protectorat français (1881-1956), on tint également à ce que la culture de l’olivier prenne une place de choix dans la région. Si bien qu’aujourd’hui encore, lorsque vous vous baladerez dans les régions de Sousse, de Mahdia ou de Sfax, vous serez ébloui par ces milliers d’oliviers minutieusement alignés de façon symétrique.

Mais le Sahel, c’est avant tout l’une des plus belles parties de la côte est tunisienne, où le ciel bleu, toujours au rendez-vous, les ports et les villes anciennes, de même que les superbes plages, attirent annuellement une forte proportion de vacanciers.